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Communiqué : humeur d’un maire en colere

02 octobre 26

Visuel Communiqué : humeur d’un maire en colere

Humeur d’un maire en colère…

Le droit de vivre dans nos communes rurales
Plus de 5 milliards d’euros d’économies supplémentaires sont aujourd’hui évoqués pour les collectivités dans les perspectives budgétaires pour 2027.
Pour les petites communes rurales comme Liniers, cette situation devient difficilement soutenable.
Depuis des années, nos communes font des efforts. Nous avons appris à maîtriser nos dépenses, à prioriser nos investissements, à rechercher des financements et à faire toujours mieux avec des moyens qui se réduisent.

Mais jusqu’où pouvons-nous aller ?
Devons-nous encore serrer la ceinture au risque de ne plus pouvoir investir, entretenir nos équipements, accompagner nos associations, soutenir notre école ou maintenir les services nécessaires à nos habitants ?
À force de demander toujours davantage d'efforts aux collectivités, ne prenons-nous pas le risque de fragiliser ce que les équipes municipales successives ont construit pendant des décennies ?

Dans nos villages, chaque équipement compte. Une école, une salle communale, une route entretenue, un service public, une association soutenue, un projet pour la jeunesse ou pour nos aînés : ce sont les éléments qui permettent à une commune de rester vivante et attractive.

À Liniers, comme dans beaucoup de communes rurales, nous avons déjà fait notre part.
Depuis dix ans, ce sont plus de 60 000 euros de subventions qui n'ont pas pu être obtenues, autant de moyens en moins pour réaliser des projets utiles à nos habitants. Dans le même temps, nous devons faire face à la dégradation de certaines routes, aux difficultés rencontrées par nos écoles, à la réduction ou à la fragilisation de certains services publics et aux difficultés quotidiennes rencontrées par nos citoyens.
Alors que devons-nous faire ?
Baisser les bras ? Certainement pas.
Se résigner ? Ce n'est pas notre conception de l'engagement municipal.

C'est pourquoi je proposerai au conseil municipal de Liniers d'adresser une lettre au Gouvernement afin de faire entendre la voix de notre commune et, plus largement, celle des petites communes rurales.
Nous ne demandons pas des privilèges.
Nous demandons simplement que soit reconnue une réalité : une petite commune ne peut pas être considérée uniquement comme une ligne budgétaire à réduire.
Derrière chaque euro économisé, il peut y avoir un projet abandonné, un équipement qui ne sera pas rénové, une route qui attendra encore, un service qui disparaîtra ou une famille qui trouvera moins de raisons de rester vivre dans notre village.
Nous devons également demander une véritable solidarité entre les territoires et entre les collectivités.

Les petites communes rurales doivent pouvoir continuer à investir, à entretenir leur patrimoine, à accompagner leurs habitants et à préparer l'avenir.
Nous revendiquons le droit de vivre.
Le droit d'investir.
Le droit de maintenir nos services.
Le droit de construire l'avenir de nos villages.

Nous ne voulons pas que les difficultés des finances publiques nationales se traduisent progressivement par la disparition des services et des équipements qui font vivre nos campagnes.
Nous voulons continuer à agir.
Nous voulons continuer à construire.
Nous voulons continuer à croire en nos villages.
Et nous voulons que demain, comme aujourd'hui, il soit possible de vivre, de travailler, d'élever ses enfants et de vieillir dignement dans une commune rurale.

C'est ce combat que je souhaite porter avec le conseil municipal de Liniers.
Parce que défendre notre commune, ce n'est pas refuser l'effort.
C'est demander que l'effort soit juste, partagé et compatible avec le droit de nos territoires ruraux à exister.

Vincent Martin, Maire de Liniers

Actualité mise à jour le 02/10/2026

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